location voiture Fiat Palio : Fiat Palio
La Fiat Palio a été conçue pour être une world car (voiture mondiale). Baptisée du nom de code 178, elle a été
développée en plusieurs modèles :
berline avec hayon : Fiat Palio 3 et 5 portes, lancée en 1996
berline classique 4 portes avec coffre : Fiat Siena, Albea, Petra lancée en 1997 et récemment Fiat Perla pour la
Chine en 2006,
break : Fiat Palio 5 portes Station Wagon, lancée en 1997
pick-up : Fiat Strada lancée en 1998,
Elle prend la succession de la Fiat Duna, peu connue en France, car ce fut un modèle fabriqué dans et pour les pays
d'Amérique latine, Argentine et Brésil et exportée en Asie et en Afrique.
La fabrication de la Fiat Palio a débuté en 1996 au Brésil et s'est développée dans bien d'autres pays comme :
Argentine, Maroc (1997), Turquie (1998), Inde (2000), Chine (2001), Afrique du Sud (2001) et Russie (2007).
Les capacités de construction cumulées dans le monde sont de 800 000 exemplaires/an. En 2006, il s'en est écoulé
plus de 450.000, essentiellement en Amérique du Sud. La Palio sera remplacée en 2010 par un nouveau modèle développé
sur une base de Fiat Panda II proposée vers 8 000 €, directement concurrent de la Dacia Logan, doublé peut-être en
Inde d'un véhicule encore plus économique sur la base de 3 000 €.
Voiture destinée aux marchés émergents, la Fiat Palio - dans toutes ses versions - connait un énorme succès dans
tous les pays où elle est commercialisée et notamment au Brésil où le premier moteur 1.8 Flex au monde a été
commercialisé en 2004, motorisation qui permet une utilisation distincte ou combinée d'essence et d'alcool. En juin
2006, la gamme Fiat Palio s'enrichit d'une version électrique et d'une version Tétrafuel.
La Fiat Palio a connu trois restyling, le premier en 2001, le second en 2004 et le dernier au tout début 2007.
Elle pourrait être complétée puis remplacée, fin 2008 début 2009, par le projet D200 qui utilisera la base de la
Grande Punto.
La première série 1996-2001
Son lancement intervient en 1996 au Brésil ; elle est construite dans l'usine géante de Bétim.
Elle porte le nom de code 178 et comporte quatre versions. La structure repose sur la base de la Fiat Uno locale
notablement remaniée dans la rigidité tortionnelle pour s'adapter aux conditions locales.
Immédiatement après sa mise en fabrication dans l'usine Fiat brésilienne, la production débute également dans les
usines Fiat en Argentine, Venezuela, Pologne et Maroc dès 1997.
L'année suivante la fabrication débute dans les usines Fiat Tofas en Turquie, Afrique du Sud, Égypte et, à partir de
2002, en Chine.
La seconde série - 2001-2004
En 2001 la Fiat Palio bénéficie d'une refonte et d'un premier restyling qui est le fruit d'une collaboration avec le
styliste italien Giorgetto Giugiaro.
En complément aux versiosns normales de tourisme, des versions sportives sont proposées dans différents pays comme
la Turquie et le Brésil où une version dotée d'une motorisation de 120 CV est commercialisée. Une formule Fiat Palio
a été créée dans ces pays.
La sécurité a fait l'objet d'une attention particulière puisque tous les modèles sont équipés d'airbags et de l'ABS.
La version berline à 4 portes Siena changera de nom sur certains marchés pour devenir Albea ou Petra.
L'évolution du modèle sera très importante au point de lui faire changer de code usine qui passe de 178 à 171, "9BD
171" par exemple pour les productions brésiliennes.
La troisième série - 2004-2007
Ce restyling, toujours mis au point avec Giorgetto Giugiaro, reprend les thèmes de style déjà présents sur d'autres
modèles de la gamme Fiat en Italie comme les Fiat Punto et Fiat Stilo, tout en conservant la base initiale de la
seconde série.
Par contre, la gamme brésilienne de la Palio évolue notablement du côté motorisation avec l'introduction des moteurs
FlexFuel, capables de fonctionner indifféremment à l'essence et à l'alcool ou un mélange des deux. Ce type de
combustion, développé par Magneti-Marelli (filiale de Fiat) est une première mondiale, comme le fut en 1978 le
moteur fonctionnant à l'alcool de canne sur la Fiat 147.
Le 19 mai 2006, la 2.000.000 ème Palio est sortie des usines de Belo Horizone, au Brésil. Avec les dérivés, Fiat
Siena (Petra) et Strada, ce sont 3.500.000 modèles de la gamme 178/171 qui ont été produits dans le monde à cette
date.
La quatrième série - 2007-20xx
Ce dernier restyling n'a pas été présenté au Salon de Sao Paulo en novembre 2006 comme anticipé par la presse
spécialisée brésilienne mais au tout début du mois de février 2007. La nouvelle gamme Palio qui regroupe également
la berline Siena, la Station Wagon Palio SW et le pick-up Strada, reprend la face avant et la calandre de la Grande
Punto.
Cette même version, rebaptisée Palio Style, a été présentée par Fiat India le 3 avril 2007 pour une
commercialisation immédiate.
Cette nouvelle génération est accompagnée, sur le marché chinois, de la Fiat Perla présentée en avant première à
Pékin en août 2006.
La Fiat Palio fait partie de l'impressionnante liste de modèles qui n'ont jamais été fabriqués en Italie
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Ville Agadir Maroc Agadir
Agadir (mot qui signifie « grenier collectif fortifié » en tachelhit (berbère) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au
sud de Casablanca, à 173 km d'Essaouira, et via l'autoroute A7 à 235 km à l'ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est capitale de la région
administrative Souss-Massa-Drâa et siège de la Préfecture d'Agadir Ida-Outanane.
Présentation
La ville compte environ 500 000 habitants (Gadiris en français, Gougadir/Oultougadir en tachelhit, Gadiri/Gadiria en arabe), et l'agglomération, avec les
villes voisines, Inezgane et Aït Melloul, 600 000 habitants. D'après le recensement de 2004, Agadir comptait cette année-là 346 106 habitants et la
population de la Préfecture d'Agadir Ida-Outanane était de 487 954 habitants. C'est l'un des principaux centres urbains du Maroc, septième agglomération du
pays après Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Meknès et Tanger. La densité de population est assez forte. Trois langues sont pratiquées dans la ville :
l'arabe, (essentiellement la darija, l'arabe dialectal marocain) ; le tachelhit (ou berbère) par les Imazighen (Berbères Chleuhs) ; et le
français.
Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite avec des normes parasismiques obligatoires. C'est désormais la plus
grande station balnéaire du Maroc où les touristes et les résidents étrangers viennent nombreux, attirés par un climat exceptionnellement doux tout au long
de l'année.
Les quartiers d'Agadir
Le centre-ville
Vaste et dynamique, il englobe les boulevards Mohammed V et Hassan II, la Vallée des Oiseaux, les avenues du Général Kettani, Mohammed VI, Moulay Abdellah et
Mokhtar Soussi ainsi que de la grande avenue des FAR (Forces armées royales). En font également partie la Place Salam, la Place de l'Espérance et la mosquée
Loubnane, ainsi que la Place des deux fontaines qui mène au grand théâtre de verdure de la municipalité.
Le bord de mer
Animé et dynamique, le secteur touristique du bord de mer est constitué du boulevard du 20 août, de l'avenue Tawada, du boulevard de la Corniche et de
l'avenue de l'oued Souss. Il compte de nombreux restaurants, hôtels et cafés modernes.
Un vaste projet d'embellissement de la ville est en cours de finition. Agadir s'est ainsi dotée d'une agréable promenade aménagée de front de mer sur environ
5 kilomètres. Une récente marina avec de nombreux commerces de luxe a été construite au pied de la Casbah.
Nouveau Talborjt
Ce quartier porte le nom de l'ancien quartier de Talborjt, ou Talbordjt (« le petit fort » en tachelhit). Très animé, le Nouveau Talborjt, reconstruit loin
de l'Ancien Talborjt, a pour principale artère le boulevard Mohammed Cheikh Saâdi, qui porte le nom du vainqueur des Portugais en 1541. Les autres grandes
avenues sont l'avenue du président Kennedy et du 29 février. On y trouve aussi la mosquée Mohammed V, le jardin d'Olhão (ville côtière située dans le sud du
Portugal, avec laquelle Agadir est jumelée) et son musée mémorial, et le jardin Ibn Zaydoun. Quelques bons hôtels et restaurants ont été aménagés dans les
principales artères.
Quartiers résidentiels
Quartier suisse : le plus ancien quartier de villas encadré par l'avenue des F.A.R (Forces Armées Royales),l'avenue Mokhtar Soussi, l'avenue du Caire et
l'avenue des Nations unies.
Quartier Secteur Mixte : il abrite le consulat de France et le consulat d'Espagne.
Quartier Founty ou « Baie des palmiers » : secteur de villas résidentielles, limitrophe du secteur touristique, du palais royal et du bord de mer.
Quartier Haut-Founty : nouveau quartier d'immeubles résidentiels, situé dans le nouveau centre ville entre la nouvelle cour d'appel et le supermarché
Marjane.
Le quartier Illigh, à l'est en face de l'hôpital Hassan II, est un quartier résidentiel de grandes villas.
Quartier Dakhla : proche de la faculté Ibnou Zohr, grande mixité entre immeubles modernes, des villas moyennes et maisons individuelles ou économiques.
Hay Mohammadi: Nouvelle zone d'urbanisation à agadir avec une zone villa et une zone immeuble haut standing qui encadrent l'extension de l'avenue des FAR
dans sa partie nord ouest.
Autres quartiers: Alhouda; Tilila; Tacila; Ben Sergaou; Assalam...
Les ports
Au fil des décennies, Agadir s'est dotée de plusieurs ports : deux ports de pêche, un grand port de commerce et le récent port de plaisance avec sa marina.
L'avenue du Port, principale artère du quartier Anza, est entourée d'usines de conserves et compte quelques petits restaurants populaires limitrophes du
marché aux poissons.
La Casbah, Agadir Oufella
La Casbah, (Agadir Oufella, Agadir le haut ou Agadir N'Ighir, Agadir de la colline), était, avec Founti qui s'étendait à son pied devant la mer, le plus
vieux quartier d'Agadir. Authentique forteresse aux petites rues sinueuses et animées, elle fut construite en 1572 par Moulay Abdallah el-Ghalib. Au dessus
de la porte d'entrée, on peut lire l'inscription en arabe et en hollandais « Crains Dieu et honore le Roi ».
De la fière forteresse, il ne reste plus, après le séisme du 29 février 1960, que la longue muraille restaurée qui entoure un terrain inconstructible, mais
la vue demeure exceptionnelle sur la baie d'Agadir et sur les ports. Les anciens d'Agadir se souviennent du réputé « café maure » de la Casbah et de sa vue
panoramique.
La colline porte l'inscription en arabe : « Dieu, la Patrie, le Roi » qui, comme les remparts, est illuminée de nuit.
L'ancien Talborjt
Dominant le front de mer et l'oued Tildi, cet ancien quartier (dont le nom est parfois écrit Talbordjt) était autrefois commerçant et très animé avec sa
grande place ou se tenait un souk hebdomadaire, ses hôtels, ses écoles, sa mosquée. 90 % des bâtiments y furent détruits ou gravement endommagés par le
tremblement de terre. Rasé après le séisme, désormais couvert de végétation, il est classé en zone non constructible. Sa principale artère, l'avenue El Moun
s'étire sur plus de 2 km et ne sert plus que pour les auto-écoles qui y entrainent leurs élèves.
L'abattoir (quartier industriel)
L’un des quartiers les plus populaires; il est connu pour sa place des taxis et des bus. C'est un carrefour qui réunit le cœur de la ville et ses alentours.
C'est le quartier qui a été le moins touché par le séisme de 1960.
Le Souk el had
C'est le plus grand marché de la région. Il compte environ 6 000 petites boutiques. Il est entouré de remparts et dispose de plusieurs entrées. Il est
organisé en différents secteurs : les meubles, l'artisanat, les vêtements, les légumes, la boucherie, les épices... On peut y trouver des petites merveilles,
dont toutes sortes d'objets d'artisanat et de décorations traditionnelles. On y trouve également des objets de médiocre qualité made in China, imitations de
babouches en plastique à prix dérisoire ou articles de contrefaçon.
Les remparts ont été restaurés et d'importants travaux d'aménagement intérieurs sont en cours de finition.
La Médina
La Médina est un espace artisanal créé en 1992, par l'artiste italien Coco Polizzi, à Ben Sergao, quartier proche d'Agadir à 4,5 km du centre-ville. Bâti
selon des techniques de construction berbères traditionnelles, c'est une sorte de petit musée de plein air, sur cinq hectares, qui abrite des ateliers
d'artisans, un musée, des résidences individuelles, un petit hôtel et un jardin exotique.
Histoire
L'histoire est pratiquement muette sur Agadir avant le XIIe siècle.
Au IIe siècle av. J.-C., l'historien Polybe évoque au nord de l'Afrique, sur l'Atlantique, un Cap Rhysaddir, qui pourrait avoir été situé non loin d'Agadir;
sa localisation est encore en débat.
La plus ancienne attestation cartographique que l'on trouve à propos d'Agadir apparait sur une carte de 1325 : à l'emplacement approximatif de la ville
actuelle, l'indication d'un lieu nommé Porto Mesegina, d'après le nom d'une tribu berbère déjà citée au XIIe siècle, les Mesguina, c'est-à-dire les Ksima.
À la fin de l'époque médiévale, Agadir est un bourg de peu de notoriété; le nom même, Agadir el-arba, est attesté pour la première fois en 1510.
En 1505, les Portugais, déjà installés sur les côtes marocaines, fondent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do
Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap Ghir), à l'emplacement du quartier désormais disparu de Founti, (nommé ainsi d'après le mot portugais fonte qui veut dire
fontaine).
Rapidement, les Portugais sont en butte à l'hostilité des tribus de la région. Dès 1530, ils sont bloqués dans Santa Cruz. Le reflux portugais s'amorce quand
le 12 mars 1541 le Chérif Saâdien Mohammed ech-Cheikh s'empare de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais sont faits
prisonniers, dont le gouverneur Guterre de Monroy et sa fille Dona Mecia. Les captifs sont rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona
Mecia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devient l'épouse de Mohammed ech-Cheikh mais meurt en couche, en 1544. La même année, Mohammed
ech-Cheikh fait libérer le gouverneur Guterre de Monroy, qu'il avait pris en amitié.
Les positions portugaises au Maroc, acquises entre 1505 et 1520, vont en régressant. Après la perte d'Agadir, les Portugais doivent abandonner Safi et
Azemmour. Le Maroc commence à avoir moins d'importance pour le Portugal qui se tourne désormais vers les Indes et le Brésil. Après 1550, les Portugais ne
tiennent plus au Maroc que Mazagan (devenu El Jadida), Tanger et Ceuta.
En 1572, la Casbah est construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib, successeur de Mohammed Ech-Cheikh. C'est désormais Agadir N'Ighir,
littéralement, le grenier fortifié de la colline en tachelhit.
Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devient une rade d'une certaine importance, développant les échanges avec
l'Europe. Il n'existe alors ni véritable port, ni appontement. D'Agadir partent notamment du sucre, de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux. Les
Européens amènent leurs produits manufacturés, notamment des armes et des tissus. Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs,
les échanges avec la France, jusque-là actif partenaire, régressent au profit des Anglais et des Hollandais.
En 1731, un sévère tremblement de terre frappe la ville. En 1746, les Hollandais installent un comptoir au pied de la Casbah, sous l'autorité du sultan, et
participent sans doute à la restauration de la ville. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir l'inscription hollandaise « Vreest God
ende eert den Kooning », qui signifie « Crains Dieu et honore ton roi », et la date 1746.
Après une longue période de prospérité sous les règnes des dynasties saadiennes et alaouites, Agadir décline à partir de 1760, à cause de la prééminence
accordée au port concurrent d’Essaouira, par le Sultan Alaouite Sidi Mohammed ben Abdallah, qui veut châtier le Souss, rebelle à son autorité. Ce déclin dure
un siècle et demi. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir : « C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre
de maison qui tombent en ruines ».
En 1881, le sultan Moulay Hassan ouvre de nouveau la rade au commerce afin de pouvoir ravitailler les expéditions qu'il envisage dans le sud. Ces expéditions
destinés à réaffirmer son autorité sur les tribus du Souss et à s'opposer aux projets des Anglais et des Espagnols, eurent lieu en 1882 et 1886.
En 1884, Charles de Foucauld décrit dans Reconnaissance au Maroc son rapide passage à Agadir, venant de l'est : « Je longe le rivage jusqu'à Agadir Irir. Le
chemin passe au-dessous de cette ville, à mi-côte entre elle et Founti : Founti est un hameau misérable, quelques cabanes de pêcheurs; Agadir, malgré son
enceinte blanche qui lui donne un air de ville, est, me dit-on, une pauvre bourgade dépeuplée et sans commerce. »
En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans la rade provoque le Coup d'Agadir et fait brutalement apparaître Agadir sur la scène mondiale. Invoquant un
appel à l'aide d'entreprises allemandes de la vallée du Souss, l'Allemagne décide, le 1er juillet 1911, pour protéger ses intérêts au Maroc et défendre ses
prétentions sur le pays, d'envoyer dans la baie d'Agadir, dont la rade avait été, jusqu'à 1881, fermée au commerce étranger, une canonnière, la SMS Panther,
rapidement relayée par le croiseur Berlin. Les très vives réactions internationales, en particulier celle de la Grande-Bretagne, surprennent l'Allemagne. La
guerre menace. Après d'âpres négociations, un traité franco-allemand est finalement signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France, qui va
pouvoir établir son protectorat sur le Maroc , en contrepartie celle-ci cède quelques colonies en Afrique. C'est alors seulement que la canonnière Panther et
le croiseur Berlin quittent la baie d'Agadir.
En 1913, la ville (Agadir N'Ighir et Founti) compte moins de mille habitants. Le 15 juin 1913 les troupes françaises débarquent à Agadir. En 1916, un premier
appontement est construit près de Founti, une simple jetée, dite plus tard « jetée portugaise », qui a subsisté jusqu'à la fin du XXe siècle. Après 1920,
sous le protectorat français, un port est aménagé et la ville connait un premier essor avec la construction de l'ancien quartier Talborjt situé sur le
plateau au pied de la colline. Deux ans après, à côté de Talborjt, le long de la faille géologique de l'oued Tildi, le quartier de Yahchach, plus populaire,
a commencé à se construire.
Autour de 1930, Agadir est une étape importante de l’Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz font escale.
Dans les années 1930 un centre-ville moderne commence à s'édifier, selon les plans des urbanistes Henri Prost, directeur du Service d'urbanisme du
Protectorat, et de son adjoint Albert Laprade, sur un tracé en fer à cheval s'appuyant sur le front de mer, autour d'une grande avenue perpendiculaire à ce
front de mer, l'avenue Lyautey, renommée depuis avenue du Général Kettani. Dans les années 50, le développement urbain se poursuit sous la direction du
directeur du Service de l'urbanisme du Maroc, Michel Écochard.
Après 1950 et l'ouverture du nouveau port de commerce, la ville, très dynamique, se développe avec la pêche, les conserveries, l'agriculture, l'exploitation
minière. Elle commence aussi à s'ouvrir au tourisme grâce à son climat et à ses beaux hôtels. Plusieurs années de suite, à partir de 1952, Agadir organise le
Grand Prix d'Agadir, puis le Grand Prix automobile du Maroc.
En 1959, le port reçoit la visite du yacht de l'armateur grec Aristote Onassis et de son hôte, Winston Churchill.
Le 29 février 1960, Agadir, qui compte alors plus de 40 000 habitants, est ravagée par un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l'échelle de Richter, qui
fait plus de 15 000 morts.
Agadir après 1960
La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud, sous la conduite des architectes Jean-François Zevaco, Élie Azagury, Pierre Coldefy, Claude Verdugo.
Agadir est devenu une grande ville (500 000 habitants en 2004), disposant d'un grand port avec quatre bassins : port de commerce ave irant d'eau de 17
mètres, triangle de pêche, port de pêche, port de plaisance avec marina. Agadir fut le premier port sardinier au monde dans les années 80, et possède une
plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km avec une des plus belles promenades de front de mer au monde. Son climat offre 340 jours de soleil par an et permet
de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante (la brume d'été n'y est d'ailleurs pas rare).
Agadir est le premier pôle touristique du pays, place parfois disputée par Marrakech, et le premier port de pêche du Maroc. L’activité commerciale y est
également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes produits dans la fertile vallée du Souss.
Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc
traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique, résolument tournée vers l'avenir.
La baie d'Agadir et la baie de Taghazout voisine sont est membres du Club des plus belles baies du monde.
La ville est desservie par l'Aéroport international d'Al Massira. Pratiquement toutes les compagnies internationales et low cost la desservent désormais.
Économie
La ville abrite une cimenterie de la société Ciments du Maroc, filiale du groupe italien Italcementi.
Climat
Le cumul annuel des précipitations à Agadir est de 250 mm.Selon les années les pluies peuvent etres fortes et provoquer des inondations (ex:2008/2009/2010).
La quelques jours de pluies s'étendent entre novembre à mars. L'ensoleillement est de plus de 340 jours par an, mais la brume et la rosée matinale en été ne
sont pas rares. Les températures sont fortement influencées par le front alizé présent tout au long de l'année, et varient peu entre l'hiver et l'été. Les
températures moyennes vont de 14 °C - 16 °C en janvier, à 19 °C- 22 °C en juillet. Cependant la région connait parfois des remontées d'air saharien nommées
chergui, qui peuvent exceptionnellement et durant quelques jours (2 à 5) faire monter la chaleur au-dessus de 40 °C (voir Climat du Maroc).
Le thermomètre a affiché 51,7 °C un mois d'août dans cette ville côtière, cette température est considérée comme un record au Maroc.
Culture
Le festival Timitar, festival des musiques amazighes et des musiques du monde, se tient à Agadir tous les étés, depuis sa création en juillet 2004.
L'association Maroc Mouvement s'implique dans le domaine artistique et organise des concerts, expositions et des rencontres dans l'art plastique, le design,
la musique, le graphisme, la photographie, l'environnement et la santé. www.marocmouvement.org
Autres manifestations de l'agenda culturel de la ville d'Agadir
Noiz Makerz concert de la musique urbaine.
Breaking South Championnat national en Break-dance
Festival international du film documentaire en novembre (FIDADOC)
Festival du film de l'immigration
Festival international du théâtre universitaire d'Agadir
Concert de la tolérance (novembre)
Sport
Hassania d'Agadir
Historique du parcours international du Hassania d'Agadir
Grand stade d'Agadir
Personnalités liées à Agadir
Abbès Kabbage (mort le 1 mai 1984), leader du Parti de l'Istiqlal avant l'indépendance avant de rejoindre l'UNFP
Abdelaziz Lahrech (mort le 14 mars 1994), leader du P.D.I. Parti pour la démocratie et l'indépendance
Mohammed Khaïr-Eddine (1941 - 1995), écrivain marocain
Abdellah Aourik , artiste peintre
Sites à visiter
La vue sur la ville et la baie depuis Agadir Oufella (la Casbah)
Musée municipal Bert Flint sur le boulevard Mohammed V
Vallée des Oiseaux, agréable zoo des oiseaux s'étirant sur l'avenue des Administrations, entre les boulevards Hassan II et du 20 août
Jardin du Portugal et son musée mémorial
Mosquée Mohammed V, sur le boulevard du Président Kennedy
Souk el Had
Le petit train d’Agadir : circuit dans la ville
Musée de patrimoine Amazigh (berbère) place Ayt Souss
Le jardin d'Olhão à Talborjt
Voir aux alentours
La ville de Taroudant à 80 km à l'est, le long du Souss
Imouzzer des Ida-Outanane, à 60 km au nord-est
Les plages de Taghazout et Tamraght. Un vaste projet d'aménagement touristique de la baie de Taghazout, Taghazout-Argana Bay, a été lancé en 2007.
La ville de Tiznit à 90 km au sud et Tafraout, à 80 km de Tiznit, dans son magnifique site de rochers de granit rose
Le parc national de Souss-Massa et l'oued Massa, à environ 70 km au sud, et le village de pêcheurs de Tifnit.
La ville d'Essaouira à 175 km au Nord sur la côte
Films tournés à Agadir
1934 : Le Grand jeu de Jacques Feyder
1969 : Du soleil plein les yeux de Michel Boisrond
1988 : Y'a bon les blancs de Marco Ferreri
2009 : Les Filles du désert de Hubert Besson (TV), épisode de la série Plus belle la vie
Jumelages
La ville de Agadir est jumelée avec :
Nantes (France)
Olhão (Portugal)
Miami (États-Unis)
Oakland (États-Unis)
Divers
Agadir est aussi l'un des premiers noms de la ville de Tlemcen en Algérie.
Agadir, ville de 600 000 habitants, est connue pour être la station balnéaire la plus proche de l'Europe. Le site exceptionnel de la ville comprend une magnifique baie, la plus ensoleillée du monde. Ses 20 km de plage réjouissent toute l'année des milliers de vacanciers, même en hiver.
Situé entre les sommets du Haut Atlas, le Souss est une région extrêmement fertile, appelé " verger du Maroc ". Avec ses cultures maraîchères et fruitières à perte de vue, le Souss a pour principal débouché le port international d'Agadir. Pas étonnant que la ville ait été longtemps surnommée " le port du Souss " et soit aujourd'hui le plus grand port du Maroc après Casablanca.
Détruite en quasi-totalité par un tremblement de terre en février 1960, Agadir a été reconstruite selon un plan d'urbanisation moderne. Vous l'avez compris, il ne faut pas aller à Agadir pour découvrir une ville marocaine traditionnelle, mais plutôt pour profiter de la plage et des excursions dans la régionnotamment dans le parc national du Souss Massa.