location voiture volkswagen Passat : La Volkswagen Passat est une automobile à cinq places construite par Volkswagen. Son nom vient de l'allemand «
Passat », qui signifie « alizé ».
Dans la gamme de la marque elle se situe entre les Golf/Jetta et Phaeton. Elle est fabriquée à Emden, en Allemagne.
Passat B1 (1973-1980)
Le premier modèle est lancé en 1973. C'est essentiellement une Audi 80 avec un hayon. Le moteur est un 4 cylindres à
arbre à cames en tête monté longitudinalement, traction avant. En 1977 elle est allongée.
Passat B2 (1981-1988)
Bien que très proche d'aspect de la première Passat, cette version est totalement nouvelle. Le haut de gamme est
équipé d'un 5 cylindres essence de 115 ch à carburateur de 1 921 cm³ qui évoluera en septembre 1983 en passant à 2
litres et à l'injection (toujours 115 ch mais à 5 400 tr/min au lieu de 5 900 tr/min). Début 1985, le restylage est
accompagné par l'abandon du patronyme Santana (qui concernait la version 3 volumes) et qui devient simplement Passat
tandis que la 2 volumes devient Passat variant. La version la plus puissante est la variant GT 2.2 de 136 ch pour
197 km/h.
Passat B3 (1988-1996)
La troisième génération apparaît en 1988, et est basée largement sur la Golf. Le moteur est pivoté en position
transversale et le plancher peut laisser passer la transmission aux roues arrière avec le système « Syncro ». Le
nouveau moteur VR6 est disponible en 1991. Seules des versions en berline et break sont disponibles.
En 1994 la Passat reçoit l'un des plus gros lifting jamais réalisé puisque seul le toit et les vitres sont
conservés. Elle laisse place en 1996 à la quatrième génération de Passat.
Passat B4 3b (1996-2001)
La version suivante est lancée en 1997, et retourne aux principes Audi avec le moteur longitudinal, essence et
diesel de 90 (TDI) à 193 ch (essence 2,8 L V6). La décoration intérieure est plus luxueuse pour laisser le marché de
base aux autres marques du groupe, comme Seat et Škoda. Le TDI 110 est le moteur le plus vendu avec une vitesse maxi
de 192Km/h.
Passat B5 3bg (2001-2005)
Modifications
Phares avants, calandre et feux arrières. Apparition des diesels TDI 100 ch, 130 ch et V6 de 150 ch.
Outre les modèles de base, est lancée la Passat W8 4motion (présageant la Phaeton). Celle-ci est équipée d'un moteur
à 8 cylindres en W de 3 999 cm³ développant 275 ch, unique en son genre et précurseur du W12 et du W16. Berline
haut-de-gamme venant jouer dans la cour des Mercedes E500 et autres Audi A6 4.2, cette voiture est équipée d'un
système à quatre roues motrices permanent (« 4motion ») utilisant comme répartiteur de puissance avant-arrière un
différentiel de type vis sans fin au lieu de l'habituel, mais moins efficace coupleur « Haldex ».
Passat B6 3c (depuis 2005)
La Passat lancée en 2005 tente à nouveau de monter en gamme pour occuper le segment où l'on retrouve les Série 3 de
BMW et autre classe C de Mercedes. Depuis le printemps 2008, la famille de la Passat compte une nouvelle variante :
la Passat CC. « CC » pour « coupé confort » et non pas pour « coupé cabriolet » car c'est un coupé 4 portes comme la
Mercedes-Benz Classe CLS. Cette nouvelle Volkswagen confirme la volonté de la marque d'entrer dans le segment des
véhicules de haut de gamme, comme elle l'a déjà fait pour le Touareg et pour la Phaeton. En 2007, Volkswagen a
commercialisé une version sportive de la Passat, nommée Passat R36, équipée d'un moteur V6 d'une cylindrée de 3,6
litres développant 300 chevaux. La Passat existe en berline et en break « Variant ». En 2008, la Passat est proposée
avec des moteurs diesel 2,0 L TDI de 110, 140 et 170 ch à rampes commune (et non plus à injection à pompe). Ce sont
des moteurs diesel plus modernes et émettant moins de CO2 dans l'air.
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Ville Figuig Maroc Figuig
Figuig, Ifiyyey en berbère; est une ville située à l'extrême-est du Maroc, à la jonction entre les hauts plateaux et le nord du Sahara, à quelques 400 km au sud de Oujda et à 7 km de la ville algérienne de Beni Ounif. Elle est cernée de trois côtés par l'Algérie; et la frontière entre les deux pays est, pour le moment, fermée. La ville-palmeraies est nichée au cœur d'un cercle de petites montagnes qui forment une sorte de corolle de fleur tout autour d'elle. Les dattes satisfaisaient aux besoins premiers des habitants jusqu'à la perte d'immenses territoires dans et au-delà de la corolle. Son climat est de type semi aride méditerranéen, à aride; mais l'intérieur de l'oasis forme un microclimat très contrasté avec les territoires arides environnants. Malgré son ancienneté et sa beauté, elle reste isolée et manque d'infrastructures.
Figuig connut l'existence d'une ébauche d'université sous l'impulsion de Abdeljabbar el Figuigui puis de son fils, Ben Abdeljabbar el Figuigui au XVe siècle, au sein de laquelle étaient enseignés l'algèbre et la théologie islamique.
Étymologie
Son nom proviendrait du mot arabe fejj (col) selon beaucoup d'historiens. Cette version est contestée par la majorité des chercheurs de langue berbère. Mais ces dernières allaient contre l'orthodoxie des recherches arabisantes qui, elles, avaient tendance à tout faire entrer dans le moule de la langue pour des raisons idéologiques. En fait, pour les autochtones de Figuig, le nom de la ville est Ifiyyey et pas Fijij, ni Figuig, ni Fikik. Et même si l'on voulait faire remonter le nom berbère au mot arabe, il y aurait plusieurs invraisemblances dans le chemin (Voir le livre de Kossmann, M.G: Grammaire du parler berbère de Figuig, pour de plus amples informations). Une version qui paraitrait consistante est que le mot proviendrait tout simplement du verbe berbère afey (courir). À Figuig, on parle plutôt de ajenna n Ifiyyey (le dessus de Figuig) et de attay n Ifiyyey (le bas de Figuig). Cela ferait penser, logiquement, qu'Ifiyyey n'est, ni plus ni moins, que la falaise au milieu de la ville. Et comme une falaise oblige les hommes à courir ou précipiter le pas en la descendant, on aurait appelé l'endroit ifiyyey. L'adjectif tiré du verbe afey étant ifyey, le substantif qui en est tiré est automatiquement Ifiyyey selon la grammaire berbère locale. La forme Ifeggeg est possible dans d'autres dialectes berbères, puisque le figuiguien se dit une variante en ey à la place de eg, d'où probablement le mot figuig comme compression de Ifeggeg, afeggeg, oufeggeg, ou autre, les voyelles ne changeant pas tellement le sens d'un mot chez les berbères. Deux termes viennent étayer cette version : les mots Azrou et Imouzzar qui désignent deux chemins praticables le long de la falaise. Ces deux mots auraient pour origine linguistique le verbe berbère ezzar (devancer, aller en premier). Azrou, prononcé sans emphase de la lettre « z », serait un substantif. Donc une piste de course ou, plus précisément, un raccourci. En le prononçant avec un « z » emphatique, il serait tiré de la racine zer (voir, rendre visite, visiter), ce qui donnerait au mot le sens de promontoire ou belvédère, soit une autre allusion à la hauteur. Le mot Imouzzar qui n'a qu'une seule prononciation, donc non emphatique du « z », serait un autre substantif désignant la même chose, avec la nuance que, cette fois-ci, c'est pour des courses qui se feraient à plusieurs. Imouzzar est tiré d'une déclinaison du verbe ezzar en emmezzar, qui en est une forme intransitive et réfléchie (mutualité de l'action : se faire la course). Elle prend alors le sens de faire la course, forcément, contre quelqu'un. Ceci est une autre allusion à la course, et l'escarpement géographique de l'endroit.
Organisation
La ville est formée actuellement de sept ksours, qui sont :
Zenaga (Iznayen, iznaguen : isen'hajen. les sen'haja) ;
Laâbidate (At ennej : ceux d'en haut) ;
Loudaghir (At Addi : addi est un nom propre) ;
Oulad Slimane (At Slimane : nom propre) ;
Hamam Tahtani (At wadday : ceux d'en bas) ;
Hamam Foukani (At Amer : nom propre) ;
El Maïz (At Lemaïz: probablement le nom d'une montagne aux environs).
Ce sont d'anciens groupes de population qui étaient totalement autonomes dans leurs ksours éparpillés le long de l'oued Zouzfana. Chacune avait ses propres lois et coutumes. Puis à l'époque de la grande invasion des tribus arabes chassées par les Fatimides de l'Égypte, tous les anciens ksars se sont regroupés à l'endroit actuel, pour mieux se défendre et garder leur caractère culturel et politique.
Ajouté à cela, il y a la Zaouia de Sid Cheikh, connue localement sous le nom d'Aït Wajdal ou de Sidi Abdelkader Mohammed, une tribu de marabouts d'origine arabe qui avait bien implanté son pouvoir moral dans tous le sud oranais depuis quelques siècles, principalement chez les tribus des Laamours de l'ouest (Gherarba), notamment Ch'aamba, et les berbères des oasis. Le plus connu de la tribu est un natif de Figuig : le Cheikh Bouhamama (Bou'amama), qui a combattu les français dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette tribu a des membres dans tous les ksours, en plus des lieux saints qui sont parfois en dehors des agglomérations.
Deux anciens ksours, aujourd'hui disparus, étaient :
le ksar d'aït Meh'rez, dont on peut encore voir quelques monticules des ruines tout près du village administratif au lieu-dit 'Tasqaqt n ouydi' (Ruelle du chien)) ;
le ksar d'aït Jaber, dont les ruines sont visibles tous près du lieu-dit Ajdir.
Leurs populations étaient en majorité des nouveaux venus à Figuig, à la suite des guerres de succession des sultans alaouites. Ces populations, meh'erzis, étaient opposées à Moulay Rachid et avaient été pourchassées par lui. Elles avaient conclu un pacte de l'amane (pacte d'accueil et de défense mutuelle très courant dans les société musulmanes de l'époque) avec le ksar Zenaga de Figuig. A la suite de Moulay Rachid, Moulay Ismael s'allia avec les ouled Jaber, toujours pour museler la résistance des ouled Meh'rez dans le sud-est marocain. Le ksar meh'rez finit par être détruit avec l'aide du ksar Loudaghir. Parla suite, le ksar des ouled Jaber fut détruit par les Zenagas. Les populations de ces ksours sont réparties aujourd'hui, par ordre d'importance, entre Zenaga, Laabidate, Loudaghirs, et Aït Lamaïz.
Démographie
La population est constituée majoritairement de berbères, notamment des tribus de Senhaja (Zenaga) (berbères du sud) et des Zenata (berbères du nord) auxquelles il faudrait ajouter des familles chérifiennes originaires du Golfe Persique selon certains, ou d'Andalousie et des tribus arabes nomades de Beni Hilal et Beni Selim selon d'autres.
Les arabes de Figuig sont tous berbérisés.
Une importante composante berbère noire, composante de l'armée Alboukhari du sultan alaouite Moulay Ismail, de celle de Yacob al Mansour Almohades, ou issue de la traite des noirs, est à signaler à Figuig.
Les Juifs ont eux tous quitté la ville, vers la France, les grandes villes du Maroc ou Israël, un peu avant l'indépendance du Maroc. La ville de Figuig possède deux anciens cimetières juifs qui sont abandonnés à ce jour, celui de Zenaga étant mieux préservé que celui de Ouled Sliman qui a perdu son enceinte.
Les chourafa ou chérifiens ont toujours eu un ascendant administratif et religieux, dont la jurisprudence. Aux berbères revenaient l'agriculture et le commerce caravanier. Les minorités noires et juives s'occupaient, elles, surtout de l'artisanat.
Histoire
La présence humaine est attestée dans la région de Figuig depuis l'antiquité par de multiples sites de gravures rupestres le long du parcours de Zouzefana. C'est le Figuig de la littérature coloniale qui englobait tout le bassin de l'oued . Pour l'anecdote, cette nomination proviendrait vraisemblablement d'une princesse ou notable de la période romaine nommée Josephina. Ces gravures ne laissent aucun doute sur l'identité des populations qui ont habité la région depuis, à savoir les berbères. Elles sont composées d'images d'animaux parsemées de mots ou de signes en caractères Tifinagh. Les sites connus jusqu'à maintenant sont ceux de Tadrart n Hammou Hakkou Cheda (col de Zenaga), Ighzer Acherquiy, et El arja.
La période suivante manque atrocement de documentation dans l'histoire officielle. On ne peut que se fier à la mémoire collective et à l'approche ethnologique pour espérer retrouver des informations dignes de ce nom, ce qui pourrait aider à reconstituer une vraie histoire des berbères dans la région. Les histoires suggèrent souvent des sociétés bien organisées sur un modèle matriarcal fort jusqu'à l'arrivée de l'Islam (Dans Leïla d'Amar, Leïla a tué 99 hommes et son amour Amar. Dans Lalla Mehaya, Mehaya a fini par percer un trou dans la montagne juste avec ses cheveux enduits de henné et enfin Mamma Tamza (L'ogresse, La lionne) est, le plus souvent, la plus forte dans les histoires).
L'arrivée de l'Islam s'est faite sans heurts. Beaucoup d'historiens s'accordent sur le fait que l'islam a été diffusé dans la région par les autochtones et des moines chrétiens fort probablement manichéens, convertis pendant leur pèlerinage à Jérusalem. De ce point de vue aussi, il n'y a pas de textes précis pour le confirmer. La société berbère avait déjà oublié l'usage de l'écrit à cause de la domination romaine et vandale.
À part les écrits d'Ibn Khaldoun et de Léon l'africain, et le fait d'avoir fait partie du Royaume Zianide, on ne connait peu de choses sur le Moyen Âge dans la région.
L'époque moderne a été dominée par les trucs d'Algérie et marquée par des tentatives d'incursions des sultans Alaouites, Moulay Ismael spécialement, puis Moulay Slimane en 1805 , et par les conflits sanguinaires pour la domination des sources d'eau, Tzadert tout particulièrement, vers la fin XVIII, début XIXe siècle. En 1903, les Figuiguis se sont livrés à deux batailles contre le colon français. La littérature est de ce côté là, abondante. Vaincus lors de la seconde bataille, ils ont dû payer un lourd tribut. Le 16e jour (Tanettaout) du cycle hydrique (Kharouba) vient de là.
La période d'après a été, sciemment et conjoncturellement, dédiée à un encerclement de la zone habitée. D'abord par les français qui ont imposé un tracé de frontières qui limita Figuig aux seuls ksars et l'espace aride qui les sépare de l'oued Zouzfana, le vivrier des habitants. S'en suivra une période d'"usufruit", accordée aux figuiguis selon la volonté du colon et parsemée de périodes, plus ou moins longues, d'interdiction. Les querelles frontalières algèro-marocaines d'après-indépendance (Guerre des sables en 1963) n'ont fait qu'achever le dessein des Français, ce qui débouche à l'automne 1976 par la fermeture totale de l'accès à l'oued. Toutes les palmeraies étant laissées à l'abandon par le pouvoir algérien, elles ont fini par disparaître. Le résultat en a été un forte exode des habitants de Figuig vers la France et les grandes villes marocaines. Un autre épisode digne d'être cité a été l'expédition punitive des armée de Hassan II en 1973 contre les habitants de Figuig, accusés, à tort ou à raison, de connivence avec l'aile putchiste du leader Mohammed Lefqih Elbasri au sein de l'union nationale des forces populaires de l'époque (l'USFP actuel).
Personnalités
Famille de Marabouts des ouleds cheikh
Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman
Mohmmed Abed Al-Jabri : philosophe marocain
Jumelage
Figuig est en partenariat avec le conseil général de la Seine-Saint-Denis, en France depuis le 10 juin 2000.
Figuig est en partenariat avec la ville de Stains (France) depuis le 18 octobre 2002.
Figuig est en partenariat avec la Fondation MON-3. (Espagne)