location voiture Ford fiesta : Ford Fiesta
La Ford Fiesta est un modèle d'automobile 5 places produit par le constructeur Ford depuis 1976. Sept versions de la Fiesta auront été conçues depuis sa création. La petite Ford sera produite uniquement en Europe jusqu'en 1996, mais depuis le modèle et des variantes seront aussi produites dans les pays émergents (Brésil, Inde, Afrique du Sud) pour ces-dits marchés. Cette citadine polyvalente qui fut à l'origine destinée au marché européen, est désormais également commercialisée sur d'autres continents.
Fiesta Mk I (1976 à 1983) [modifier]
Ford Fiesta Mk I
Ford Fiesta I (1976 - 1983)
Constructeur Ford
Moteur et transmission
Énergie Essence
Position du moteur Avant
Dimensions
Largeur 1 550 mm
Chronologie des modèles (1976 - 1983)
Fiesta Mk II Fiesta Mk II
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Lors de sa création en 1976, c'était la plus large de sa catégorie, avec 1,55m mais elle n'était disponible qu'en trois portes. Sous le nom de code du projet Bobcat[1] c'est l'occasion pour Ford d'une révolution culturelle, non seulement pour une traction avant, une suspension avant efficace (l'arrière aussi après le changement des amortisseurs) mais aussi l'adoption globale du système métrique. La construction de l'usine près de Valence en Espagne permet de bénéficier de l'ouverture du marché local et fait baisser les droits de douane pour pouvoir intégrer les boîtes de vitesse produites à l'usine de Bordeaux.
Fiesta Mk II (1983 à 1989)
Ford Fiesta II (1983 - 1989)La fiesta Mk2 est un restylage de la Mk1. Nouvelle planche de bord, nouvel intérieur, remaniement du compartiment moteur pour l'arrivée de nouvelles motorisations tel que les motorisations 1.1 OHV, 1.3 OHV, 1.6 OHV et surtout une motorisation diesel de 1.6 l et 50 ch. Elle se démarque également par une calandre redessinée, de nouveaux feux avant et arrière (intégrant les feux de recul) et l'abandon des jantes en 12 pouces.
Fiesta Mk III (1989 à 1995)
Ford Fiesta III (1989 - 1995)De 1989 à 1992, une première version apparaitra, caractérisée par de grands rétroviseurs. Ces derniers se rabattaient vers l'intérieur lorsque la voiture roulait à grande vitesse, ce qui a obligé Ford, dès fin 1992, à corriger la première version avec de nouveaux rétroviseurs moins grands. D'autres éléments sont également modifiés cette année-là, tel qu'un pare-chocs plus grand, mais surtout une nouvelle plateforme qui permet l'apparition d'une version 5 portes. Le diesel passe en 1 753 cm3 et de 54 à 60 ch (avec peu de fiabilité à ses débuts). La sportive xr2 passe à l'injection (105 ch) et même 133 sur l'éphémère turbo.
À la toute fin arrive le 1.8TD de la Ford Mondeo sous une forme dégonflée et sur une version luxueuse newport ghia destinée à concurrencer la Peugeot 205 turbo D de 1991.
Fiesta Mk IV (1995 à 2002)
Ford Fiesta IV Ph. 1(1995 - 1999)Elle reprend le châssis de la précédente mais avec une nouvelle génération de train roulant très efficaces qui corrige le défaut majeur des précédentes version : la tenue de route... Une nouvelle face avant et un nouvel arrière plus moderne par contre à ses débuts disparaît l'éphémère turbo diesel de la Mondéo de 90 ch (70ch sur la Fiesta) ainsi que les motorisations sportives, ne subsistent que les 1.3 1.6 et 1.8 diesel.
Ford Fiesta IV restylée (1999 - 2002)En 1999 intervient un nouveau restylage avec une remise à niveau technique. Mais Ford ne la considère pas comme une nouvelle génération[2], et la base reste le châssis de 1989, ce qui se ressent au niveau de l'habitabilité. Une nouvelle calandre type Ford Focus apparaît, ainsi qu'un moteur TDdi inédit de 1 753 cm3 et 75 ch en diesel injection directe. C'est aussi la dernière génération sur la base de 1989, à présenter dans sa gamme la version Elance. Celle-ci bénéficie d'une finition très luxueuse, avec entre autres le cuir, le pare-brise dégivrant, la climatisation, et l'imitation ronce de noyer sur la console et le tableau de bord. Cette finition était supérieure à la Ghia, et produite sur commande seulement en Grande-Bretagne. Elle était disponible avec le gourmand 1.25L 16V Zetec de 75 ch, qui lui conférait suffisamment de tonus pour une voiture urbaine chic.
Fiesta Mk V (2002 à 2008)
Ford Fiesta Mk V
Constructeur Ford
Classe Polyvalente
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence Duratec de 1.25 à 2.0
Diesel Duratorq 1.4 et 1.6
Puissance maximale 68 à 150 ch (50 à 110 kW)
Couple maximal 106 à 204 Nm
Transmission Traction, boîte manuelle ou robotisée 5 rapports
Poids et performances
Poids (à vide) 1104 à 1165 kg
Vitesse maximale 158 à 208 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 8,4 à 17,3 s
Consommation (mixte) 4,4 à 7,4 l/100 km
Émission de CO2 116 à 177[3] g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosseries Berlines 3, 4 ou 5 portes
Dimensions
Longueur 3918 mm
Largeur 1685 mm
Hauteur 1468 mm
Chronologie des modèles (2002 - 2008)
Fiesta Mk IV Fiesta Mk IV
Fiesta Mk VI Fiesta Mk VI
La cinquième génération de Fiesta est présentée en 2001 au salon de Francfort, et adopte un tout nouveau châssis[2]. La production de la carrosserie 5 portes débute dès novembre 2001[4] mais le lancement commercial est retardé jusqu'à avril 2002. La carrosserie 3 portes arrive peu après. Elle reçoit un bloc diesel 1.4 TDCi de dernière génération (common rail) en partenariat avec PSA. Du côté des motorisations essence, on retrouve le 1.3 8s et les 1.4 et 1.6 16s Zetec qui étaient présents sur la Mk IV, tandis que sur certains marchés, le moteur Zetec 1.25 est toujours proposé. À partir de 2005 est proposé un nouveau moteur 1.6 TDCi.
Après un restylage intervenu en novembre 2005, la Fiesta arbore de nouveaux boucliers, des feux avant à glaces lisses et des feux arrière modifiées. La gamme change, les finitions Ambiente, X-Trend et Ghia sont remplacées par Fun, Ambiente, Senso et Ghia. De nouvelles options font leur apparition au catalogue telles que : radar de recul, ordinateur de bord, rétroviseurs électriques, allumage automatique des phares, essuie-glace automatique. La Ford Fiesta Mk V est produite au Brésil depuis 2002, et depuis 2004 dans une version 4 portes à coffre.
Fiesta Mk VI (septembre 2008 - aujourd'hui)
Ford Fiesta Mk VI
Constructeur Ford
Production totale 750 000 exemplaires
Classe Polyvalente
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence Duratec de 1.25 à 1.6
Diesel Duratorq 1.4 et 1.6
Puissance maximale 60 à 120 ch (44 à 88 kW)
Couple maximal 109 à 212 Nm
Transmission Traction
Boîte de vitesses boîte manuelle 5 rapports ou automatique 4 rapports
Poids et performances
Poids (à vide) 1098 à 1168 kg
Vitesse maximale 152 à 193 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 9,9 à 16,9 s
Consommation (mixte) 3,7 à 5,9 l/100 km
Émission de CO2 98 à 139 g/km
Dimensions
Longueur 3958 mm
Largeur 1722 mm
Hauteur 1481 mm
Chronologie des modèles (2008 -)
Fiesta Mk V Fiesta Mk V
Ford Fiesta 5 portes (USA).
Ford Fiesta Sedan (USA).Ce modèle présentée à la base sous le concept-car Verve a été présenté en version finale au salon de Genève en mars 2008. La particularité principale de cette version est de voler la base de la Mazda 2. Sa conception a été orientée vers le gain de poids, avec une perte de 40 kg par rapport à la génération précédente. La production a débuté en août 2008 en carrosserie 3 et 5 portes, pour une commercialisation débutant en octobre[5].
Les motorisations qui sont disponibles à sa sortie sont :
Essence :
1.25 16s - 60 ch
1.25 16s - 82 ch
1.4 16s - 96 ch
1.6 16s Ti-VCT - 120 ch
Diesel :
1.4 8s TDCi - 68 ch
1.6 16s TDCi - 90 ch
Finitions disponible:
Ambiente
Trend
Econetic (moteur 1.6 TDCi)
Ghia
Titanium
Sport
Ce dernier moteur sert de base à la version Econetic, qui grâce à des modifications aérodynamiques (Cx de 0,33 [6]) et des pneus à faible résistance au roulement, ne rejette que 98 g/km de CO2. Ford a cependant été critiqué de lancer ce nouveau modèle avec des moteurs Euro 4, alors que la norme Euro 5 entre en vigueur pour les nouveaux véhicules seulement quelques semaines après le lancement de la Fiesta[7]. Ford peut ainsi exploiter des moteurs Euro 4 pendant 2 ans supplémentaires.
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Ville Agadir Maroc Agadir
Agadir (mot qui signifie « grenier collectif fortifié » en tachelhit (berbère) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au
sud de Casablanca, à 173 km d'Essaouira, et via l'autoroute A7 à 235 km à l'ouest de Marrakech, dans la région du Souss. Agadir est capitale de la région
administrative Souss-Massa-Drâa et siège de la Préfecture d'Agadir Ida-Outanane.
Présentation
La ville compte environ 500 000 habitants (Gadiris en français, Gougadir/Oultougadir en tachelhit, Gadiri/Gadiria en arabe), et l'agglomération, avec les
villes voisines, Inezgane et Aït Melloul, 600 000 habitants. D'après le recensement de 2004, Agadir comptait cette année-là 346 106 habitants et la
population de la Préfecture d'Agadir Ida-Outanane était de 487 954 habitants. C'est l'un des principaux centres urbains du Maroc, septième agglomération du
pays après Casablanca, Rabat, Fès, Marrakech, Meknès et Tanger. La densité de population est assez forte. Trois langues sont pratiquées dans la ville :
l'arabe, (essentiellement la darija, l'arabe dialectal marocain) ; le tachelhit (ou berbère) par les Imazighen (Berbères Chleuhs) ; et le
français.
Ravagée par un tremblement de terre en 1960, la ville a été entièrement reconstruite avec des normes parasismiques obligatoires. C'est désormais la plus
grande station balnéaire du Maroc où les touristes et les résidents étrangers viennent nombreux, attirés par un climat exceptionnellement doux tout au long
de l'année.
Les quartiers d'Agadir
Le centre-ville
Vaste et dynamique, il englobe les boulevards Mohammed V et Hassan II, la Vallée des Oiseaux, les avenues du Général Kettani, Mohammed VI, Moulay Abdellah et
Mokhtar Soussi ainsi que de la grande avenue des FAR (Forces armées royales). En font également partie la Place Salam, la Place de l'Espérance et la mosquée
Loubnane, ainsi que la Place des deux fontaines qui mène au grand théâtre de verdure de la municipalité.
Le bord de mer
Animé et dynamique, le secteur touristique du bord de mer est constitué du boulevard du 20 août, de l'avenue Tawada, du boulevard de la Corniche et de
l'avenue de l'oued Souss. Il compte de nombreux restaurants, hôtels et cafés modernes.
Un vaste projet d'embellissement de la ville est en cours de finition. Agadir s'est ainsi dotée d'une agréable promenade aménagée de front de mer sur environ
5 kilomètres. Une récente marina avec de nombreux commerces de luxe a été construite au pied de la Casbah.
Nouveau Talborjt
Ce quartier porte le nom de l'ancien quartier de Talborjt, ou Talbordjt (« le petit fort » en tachelhit). Très animé, le Nouveau Talborjt, reconstruit loin
de l'Ancien Talborjt, a pour principale artère le boulevard Mohammed Cheikh Saâdi, qui porte le nom du vainqueur des Portugais en 1541. Les autres grandes
avenues sont l'avenue du président Kennedy et du 29 février. On y trouve aussi la mosquée Mohammed V, le jardin d'Olhão (ville côtière située dans le sud du
Portugal, avec laquelle Agadir est jumelée) et son musée mémorial, et le jardin Ibn Zaydoun. Quelques bons hôtels et restaurants ont été aménagés dans les
principales artères.
Quartiers résidentiels
Quartier suisse : le plus ancien quartier de villas encadré par l'avenue des F.A.R (Forces Armées Royales),l'avenue Mokhtar Soussi, l'avenue du Caire et
l'avenue des Nations unies.
Quartier Secteur Mixte : il abrite le consulat de France et le consulat d'Espagne.
Quartier Founty ou « Baie des palmiers » : secteur de villas résidentielles, limitrophe du secteur touristique, du palais royal et du bord de mer.
Quartier Haut-Founty : nouveau quartier d'immeubles résidentiels, situé dans le nouveau centre ville entre la nouvelle cour d'appel et le supermarché
Marjane.
Le quartier Illigh, à l'est en face de l'hôpital Hassan II, est un quartier résidentiel de grandes villas.
Quartier Dakhla : proche de la faculté Ibnou Zohr, grande mixité entre immeubles modernes, des villas moyennes et maisons individuelles ou économiques.
Hay Mohammadi: Nouvelle zone d'urbanisation à agadir avec une zone villa et une zone immeuble haut standing qui encadrent l'extension de l'avenue des FAR
dans sa partie nord ouest.
Autres quartiers: Alhouda; Tilila; Tacila; Ben Sergaou; Assalam...
Les ports
Au fil des décennies, Agadir s'est dotée de plusieurs ports : deux ports de pêche, un grand port de commerce et le récent port de plaisance avec sa marina.
L'avenue du Port, principale artère du quartier Anza, est entourée d'usines de conserves et compte quelques petits restaurants populaires limitrophes du
marché aux poissons.
La Casbah, Agadir Oufella
La Casbah, (Agadir Oufella, Agadir le haut ou Agadir N'Ighir, Agadir de la colline), était, avec Founti qui s'étendait à son pied devant la mer, le plus
vieux quartier d'Agadir. Authentique forteresse aux petites rues sinueuses et animées, elle fut construite en 1572 par Moulay Abdallah el-Ghalib. Au dessus
de la porte d'entrée, on peut lire l'inscription en arabe et en hollandais « Crains Dieu et honore le Roi ».
De la fière forteresse, il ne reste plus, après le séisme du 29 février 1960, que la longue muraille restaurée qui entoure un terrain inconstructible, mais
la vue demeure exceptionnelle sur la baie d'Agadir et sur les ports. Les anciens d'Agadir se souviennent du réputé « café maure » de la Casbah et de sa vue
panoramique.
La colline porte l'inscription en arabe : « Dieu, la Patrie, le Roi » qui, comme les remparts, est illuminée de nuit.
L'ancien Talborjt
Dominant le front de mer et l'oued Tildi, cet ancien quartier (dont le nom est parfois écrit Talbordjt) était autrefois commerçant et très animé avec sa
grande place ou se tenait un souk hebdomadaire, ses hôtels, ses écoles, sa mosquée. 90 % des bâtiments y furent détruits ou gravement endommagés par le
tremblement de terre. Rasé après le séisme, désormais couvert de végétation, il est classé en zone non constructible. Sa principale artère, l'avenue El Moun
s'étire sur plus de 2 km et ne sert plus que pour les auto-écoles qui y entrainent leurs élèves.
L'abattoir (quartier industriel)
L’un des quartiers les plus populaires; il est connu pour sa place des taxis et des bus. C'est un carrefour qui réunit le cœur de la ville et ses alentours.
C'est le quartier qui a été le moins touché par le séisme de 1960.
Le Souk el had
C'est le plus grand marché de la région. Il compte environ 6 000 petites boutiques. Il est entouré de remparts et dispose de plusieurs entrées. Il est
organisé en différents secteurs : les meubles, l'artisanat, les vêtements, les légumes, la boucherie, les épices... On peut y trouver des petites merveilles,
dont toutes sortes d'objets d'artisanat et de décorations traditionnelles. On y trouve également des objets de médiocre qualité made in China, imitations de
babouches en plastique à prix dérisoire ou articles de contrefaçon.
Les remparts ont été restaurés et d'importants travaux d'aménagement intérieurs sont en cours de finition.
La Médina
La Médina est un espace artisanal créé en 1992, par l'artiste italien Coco Polizzi, à Ben Sergao, quartier proche d'Agadir à 4,5 km du centre-ville. Bâti
selon des techniques de construction berbères traditionnelles, c'est une sorte de petit musée de plein air, sur cinq hectares, qui abrite des ateliers
d'artisans, un musée, des résidences individuelles, un petit hôtel et un jardin exotique.
Histoire
L'histoire est pratiquement muette sur Agadir avant le XIIe siècle.
Au IIe siècle av. J.-C., l'historien Polybe évoque au nord de l'Afrique, sur l'Atlantique, un Cap Rhysaddir, qui pourrait avoir été situé non loin d'Agadir;
sa localisation est encore en débat.
La plus ancienne attestation cartographique que l'on trouve à propos d'Agadir apparait sur une carte de 1325 : à l'emplacement approximatif de la ville
actuelle, l'indication d'un lieu nommé Porto Mesegina, d'après le nom d'une tribu berbère déjà citée au XIIe siècle, les Mesguina, c'est-à-dire les Ksima.
À la fin de l'époque médiévale, Agadir est un bourg de peu de notoriété; le nom même, Agadir el-arba, est attesté pour la première fois en 1510.
En 1505, les Portugais, déjà installés sur les côtes marocaines, fondent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do
Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap Ghir), à l'emplacement du quartier désormais disparu de Founti, (nommé ainsi d'après le mot portugais fonte qui veut dire
fontaine).
Rapidement, les Portugais sont en butte à l'hostilité des tribus de la région. Dès 1530, ils sont bloqués dans Santa Cruz. Le reflux portugais s'amorce quand
le 12 mars 1541 le Chérif Saâdien Mohammed ech-Cheikh s'empare de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais sont faits
prisonniers, dont le gouverneur Guterre de Monroy et sa fille Dona Mecia. Les captifs sont rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona
Mecia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devient l'épouse de Mohammed ech-Cheikh mais meurt en couche, en 1544. La même année, Mohammed
ech-Cheikh fait libérer le gouverneur Guterre de Monroy, qu'il avait pris en amitié.
Les positions portugaises au Maroc, acquises entre 1505 et 1520, vont en régressant. Après la perte d'Agadir, les Portugais doivent abandonner Safi et
Azemmour. Le Maroc commence à avoir moins d'importance pour le Portugal qui se tourne désormais vers les Indes et le Brésil. Après 1550, les Portugais ne
tiennent plus au Maroc que Mazagan (devenu El Jadida), Tanger et Ceuta.
En 1572, la Casbah est construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib, successeur de Mohammed Ech-Cheikh. C'est désormais Agadir N'Ighir,
littéralement, le grenier fortifié de la colline en tachelhit.
Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devient une rade d'une certaine importance, développant les échanges avec
l'Europe. Il n'existe alors ni véritable port, ni appontement. D'Agadir partent notamment du sucre, de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux. Les
Européens amènent leurs produits manufacturés, notamment des armes et des tissus. Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs,
les échanges avec la France, jusque-là actif partenaire, régressent au profit des Anglais et des Hollandais.
En 1731, un sévère tremblement de terre frappe la ville. En 1746, les Hollandais installent un comptoir au pied de la Casbah, sous l'autorité du sultan, et
participent sans doute à la restauration de la ville. Au-dessus de la porte d'entrée de la Casbah, on peut encore voir l'inscription hollandaise « Vreest God
ende eert den Kooning », qui signifie « Crains Dieu et honore ton roi », et la date 1746.
Après une longue période de prospérité sous les règnes des dynasties saadiennes et alaouites, Agadir décline à partir de 1760, à cause de la prééminence
accordée au port concurrent d’Essaouira, par le Sultan Alaouite Sidi Mohammed ben Abdallah, qui veut châtier le Souss, rebelle à son autorité. Ce déclin dure
un siècle et demi. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d'Agadir : « C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre
de maison qui tombent en ruines ».
En 1881, le sultan Moulay Hassan ouvre de nouveau la rade au commerce afin de pouvoir ravitailler les expéditions qu'il envisage dans le sud. Ces expéditions
destinés à réaffirmer son autorité sur les tribus du Souss et à s'opposer aux projets des Anglais et des Espagnols, eurent lieu en 1882 et 1886.
En 1884, Charles de Foucauld décrit dans Reconnaissance au Maroc son rapide passage à Agadir, venant de l'est : « Je longe le rivage jusqu'à Agadir Irir. Le
chemin passe au-dessous de cette ville, à mi-côte entre elle et Founti : Founti est un hameau misérable, quelques cabanes de pêcheurs; Agadir, malgré son
enceinte blanche qui lui donne un air de ville, est, me dit-on, une pauvre bourgade dépeuplée et sans commerce. »
En 1911, l'envoi d'une canonnière allemande dans la rade provoque le Coup d'Agadir et fait brutalement apparaître Agadir sur la scène mondiale. Invoquant un
appel à l'aide d'entreprises allemandes de la vallée du Souss, l'Allemagne décide, le 1er juillet 1911, pour protéger ses intérêts au Maroc et défendre ses
prétentions sur le pays, d'envoyer dans la baie d'Agadir, dont la rade avait été, jusqu'à 1881, fermée au commerce étranger, une canonnière, la SMS Panther,
rapidement relayée par le croiseur Berlin. Les très vives réactions internationales, en particulier celle de la Grande-Bretagne, surprennent l'Allemagne. La
guerre menace. Après d'âpres négociations, un traité franco-allemand est finalement signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France, qui va
pouvoir établir son protectorat sur le Maroc , en contrepartie celle-ci cède quelques colonies en Afrique. C'est alors seulement que la canonnière Panther et
le croiseur Berlin quittent la baie d'Agadir.
En 1913, la ville (Agadir N'Ighir et Founti) compte moins de mille habitants. Le 15 juin 1913 les troupes françaises débarquent à Agadir. En 1916, un premier
appontement est construit près de Founti, une simple jetée, dite plus tard « jetée portugaise », qui a subsisté jusqu'à la fin du XXe siècle. Après 1920,
sous le protectorat français, un port est aménagé et la ville connait un premier essor avec la construction de l'ancien quartier Talborjt situé sur le
plateau au pied de la colline. Deux ans après, à côté de Talborjt, le long de la faille géologique de l'oued Tildi, le quartier de Yahchach, plus populaire,
a commencé à se construire.
Autour de 1930, Agadir est une étape importante de l’Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz font escale.
Dans les années 1930 un centre-ville moderne commence à s'édifier, selon les plans des urbanistes Henri Prost, directeur du Service d'urbanisme du
Protectorat, et de son adjoint Albert Laprade, sur un tracé en fer à cheval s'appuyant sur le front de mer, autour d'une grande avenue perpendiculaire à ce
front de mer, l'avenue Lyautey, renommée depuis avenue du Général Kettani. Dans les années 50, le développement urbain se poursuit sous la direction du
directeur du Service de l'urbanisme du Maroc, Michel Écochard.
Après 1950 et l'ouverture du nouveau port de commerce, la ville, très dynamique, se développe avec la pêche, les conserveries, l'agriculture, l'exploitation
minière. Elle commence aussi à s'ouvrir au tourisme grâce à son climat et à ses beaux hôtels. Plusieurs années de suite, à partir de 1952, Agadir organise le
Grand Prix d'Agadir, puis le Grand Prix automobile du Maroc.
En 1959, le port reçoit la visite du yacht de l'armateur grec Aristote Onassis et de son hôte, Winston Churchill.
Le 29 février 1960, Agadir, qui compte alors plus de 40 000 habitants, est ravagée par un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l'échelle de Richter, qui
fait plus de 15 000 morts.
Agadir après 1960
La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud, sous la conduite des architectes Jean-François Zevaco, Élie Azagury, Pierre Coldefy, Claude Verdugo.
Agadir est devenu une grande ville (500 000 habitants en 2004), disposant d'un grand port avec quatre bassins : port de commerce ave irant d'eau de 17
mètres, triangle de pêche, port de pêche, port de plaisance avec marina. Agadir fut le premier port sardinier au monde dans les années 80, et possède une
plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km avec une des plus belles promenades de front de mer au monde. Son climat offre 340 jours de soleil par an et permet
de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante (la brume d'été n'y est d'ailleurs pas rare).
Agadir est le premier pôle touristique du pays, place parfois disputée par Marrakech, et le premier port de pêche du Maroc. L’activité commerciale y est
également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes produits dans la fertile vallée du Souss.
Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc
traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique, résolument tournée vers l'avenir.
La baie d'Agadir et la baie de Taghazout voisine sont est membres du Club des plus belles baies du monde.
La ville est desservie par l'Aéroport international d'Al Massira. Pratiquement toutes les compagnies internationales et low cost la desservent désormais.
Économie
La ville abrite une cimenterie de la société Ciments du Maroc, filiale du groupe italien Italcementi.
Climat
Le cumul annuel des précipitations à Agadir est de 250 mm.Selon les années les pluies peuvent etres fortes et provoquer des inondations (ex:2008/2009/2010).
La quelques jours de pluies s'étendent entre novembre à mars. L'ensoleillement est de plus de 340 jours par an, mais la brume et la rosée matinale en été ne
sont pas rares. Les températures sont fortement influencées par le front alizé présent tout au long de l'année, et varient peu entre l'hiver et l'été. Les
températures moyennes vont de 14 °C - 16 °C en janvier, à 19 °C- 22 °C en juillet. Cependant la région connait parfois des remontées d'air saharien nommées
chergui, qui peuvent exceptionnellement et durant quelques jours (2 à 5) faire monter la chaleur au-dessus de 40 °C (voir Climat du Maroc).
Le thermomètre a affiché 51,7 °C un mois d'août dans cette ville côtière, cette température est considérée comme un record au Maroc.
Culture
Le festival Timitar, festival des musiques amazighes et des musiques du monde, se tient à Agadir tous les étés, depuis sa création en juillet 2004.
L'association Maroc Mouvement s'implique dans le domaine artistique et organise des concerts, expositions et des rencontres dans l'art plastique, le design,
la musique, le graphisme, la photographie, l'environnement et la santé. www.marocmouvement.org
Autres manifestations de l'agenda culturel de la ville d'Agadir
Noiz Makerz concert de la musique urbaine.
Breaking South Championnat national en Break-dance
Festival international du film documentaire en novembre (FIDADOC)
Festival du film de l'immigration
Festival international du théâtre universitaire d'Agadir
Concert de la tolérance (novembre)
Sport
Hassania d'Agadir
Historique du parcours international du Hassania d'Agadir
Grand stade d'Agadir
Personnalités liées à Agadir
Abbès Kabbage (mort le 1 mai 1984), leader du Parti de l'Istiqlal avant l'indépendance avant de rejoindre l'UNFP
Abdelaziz Lahrech (mort le 14 mars 1994), leader du P.D.I. Parti pour la démocratie et l'indépendance
Mohammed Khaïr-Eddine (1941 - 1995), écrivain marocain
Abdellah Aourik , artiste peintre
Sites à visiter
La vue sur la ville et la baie depuis Agadir Oufella (la Casbah)
Musée municipal Bert Flint sur le boulevard Mohammed V
Vallée des Oiseaux, agréable zoo des oiseaux s'étirant sur l'avenue des Administrations, entre les boulevards Hassan II et du 20 août
Jardin du Portugal et son musée mémorial
Mosquée Mohammed V, sur le boulevard du Président Kennedy
Souk el Had
Le petit train d’Agadir : circuit dans la ville
Musée de patrimoine Amazigh (berbère) place Ayt Souss
Le jardin d'Olhão à Talborjt
Voir aux alentours
La ville de Taroudant à 80 km à l'est, le long du Souss
Imouzzer des Ida-Outanane, à 60 km au nord-est
Les plages de Taghazout et Tamraght. Un vaste projet d'aménagement touristique de la baie de Taghazout, Taghazout-Argana Bay, a été lancé en 2007.
La ville de Tiznit à 90 km au sud et Tafraout, à 80 km de Tiznit, dans son magnifique site de rochers de granit rose
Le parc national de Souss-Massa et l'oued Massa, à environ 70 km au sud, et le village de pêcheurs de Tifnit.
La ville d'Essaouira à 175 km au Nord sur la côte
Films tournés à Agadir
1934 : Le Grand jeu de Jacques Feyder
1969 : Du soleil plein les yeux de Michel Boisrond
1988 : Y'a bon les blancs de Marco Ferreri
2009 : Les Filles du désert de Hubert Besson (TV), épisode de la série Plus belle la vie
Jumelages
La ville de Agadir est jumelée avec :
Nantes (France)
Olhão (Portugal)
Miami (États-Unis)
Oakland (États-Unis)
Divers
Agadir est aussi l'un des premiers noms de la ville de Tlemcen en Algérie.
Agadir, ville de 600 000 habitants, est connue pour être la station balnéaire la plus proche de l'Europe. Le site exceptionnel de la ville comprend une magnifique baie, la plus ensoleillée du monde. Ses 20 km de plage réjouissent toute l'année des milliers de vacanciers, même en hiver.
Situé entre les sommets du Haut Atlas, le Souss est une région extrêmement fertile, appelé " verger du Maroc ". Avec ses cultures maraîchères et fruitières à perte de vue, le Souss a pour principal débouché le port international d'Agadir. Pas étonnant que la ville ait été longtemps surnommée " le port du Souss " et soit aujourd'hui le plus grand port du Maroc après Casablanca.
Détruite en quasi-totalité par un tremblement de terre en février 1960, Agadir a été reconstruite selon un plan d'urbanisation moderne. Vous l'avez compris, il ne faut pas aller à Agadir pour découvrir une ville marocaine traditionnelle, mais plutôt pour profiter de la plage et des excursions dans la régionnotamment dans le parc national du Souss Massa.